Les domaines d'intervention (suite)
Là ou il y a des
situations conflictuelles, il y a une ou des solution(s) amiable.
Parfois on dit :"qu'il
vaut
mieux un bon arrangement qu'un mauvais procés".
Cela signifie qu'aprés un jugement rendu, il y a
forcément un gagnant et un perdant, ou du moins toutes les
prétentions ne sont pas forcément satisfaites Si
les deux parties se
connaissent, vivent ensemble, ou se cotoyent involontairement comme des
voisins, des salariés par exemple.
Le jugement est passé, et alors
? comment continuer à vivre ensemble ou à se
regarder dans dans les yeux aprés un procés ? Dans nos
esprits la symbolique du procés reste pesante. Le
juge apprécie les faits et dit le droit. Il dit qui a raison
et qui a tort. Mais a-t-il pris le temps de connaître
l'origine profonde de ce déchirement parfois poignant qui
oppose les parties ? le juge a-t-il travaillé sur les besoins
réels et les ressentis dissimulés de chaques
parties ? En a-t-il le temps?. Connaissez
vous l'histoire de l'orange?
Pour illustrer les propos prédemment
évoqués, voici l'histoire de l' orange.
Ce sont deux frères qui se
chamaillent car il n'y a plus qu' une seule orange dans le plat. Leur
père intervient et
leur demande ce qu'ils veulent. Tous deux répondent
je veux l'orange ! Le père dans un souci
d'équité coupe l'orange en deux parties
égales, la distribue à chacun. Les enfants partent chacun de leur
côté . L'un mange
la chair puis jéte l'écorce, tandis que l'autre jéte la chair et garde
l'écorce pour en faire un gateau à l'orange. La morale de l'histoire, c'est
que lorsqu'il y a un conflit, il semble nécessaire de
connaître les besoins et les ressentis
réels de chacunes des parties en conflit. Bien
sûr le père a été
équitable, à chacun d'en faire ce qu'il veut de cette
orange, Mais si le père avait usé de la
médiation, il aurait essayé de
connaître les besoins réels de ses enfants en
favorisant le dialogue instantanément rompu de ses deux enfants. Ainsi,
on peut
imaginer que la rancoeur entre les deux frères se
serait apaisée s'ils avaient obtenu la pleine satisfaction de
leurs véritable besoins. Le
médiateur
généraliste comme son nom l'indique a
été formé pour gérer le cas
échéant des situations conflictuelles aussi
diverses que variées. Mediation
spontanée ou
ordonnée ( judiciaire) ? Dans un
premier temps, les interventions peuvent
avoir lieu selon qu'il sagisse d'une médiation
spontanée ou d'une médiation ordonnée. La
distinction
réside dans le fait que les parties en présence
au conflit ont décidé de par leur propre
volonté de saisir les services d'un médiateur.
La
médiation peut être ordonnée par une
instance juridictionnelle
, c'est à dire que le
juge, qui n'est en aucun désaisi de l'affaire
peut avec l'accord ou à la demande des parties ordonner une
médiation s'il
juge qu'il y a un interêt à le faire. Comme par
exemple le manque de temps, le coût d'une expertise trop
onéreuse, un fournisseur unique pour une entreprise, pour le
bon déroulement d'un droit de visite pour un enfant, etc...
Tout se passe comme s'il y avait un espace temps exclusif et en toute
confidentialité où les parties avec
sérennités se réapproprient leur
propre histoire pour trouver une solution amiable, ou du moins
réapprendre à renouer avec un dialogue acceptable qui
aboutira à un protocole d'accord ou de non accord,
rédigé soit par le médiateur avec
l'accord des parties ou par eux mêmes, puis faire valider s'il
y a lieu, cet accord par le juge , cette décision aura
force éxecutoire.
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