Le médiateur
La neutralité commence
dès le premier entretien de médiation. En
effet, pour qu'une médiation puisse
avoir lieu, le médiateur est dans l'obligation de recueillir
le consentement des parties. Par cet accord, les parties donnent au
médiateur sa légitimité. Le Médiateur
travaille avec des personnes responsables et volontaires sans quoi il
ne peut y avoir de Médiation. Le
médiateur n'a de
légitimité que celle que lui donne les parties.
Le positionnement du médiateur
vis-à vis de la justice est essentielle dans son
intervention. En effet, le médiateur est
indépendant de la justice. De part sa neutralité,
il ne peut être mis dans l'obligation de rendre des comptes
au monde judiciaire. Le contenu des entretiens de médiation
reste confidentiel et ne font pas l'objet d'un rapport. Seul le
protocole d'accord signé parviendra au juge afin que ce
dernier lui donne une « valeur juridique» en le
reprenant dans le cadre d'une ordonnance.
Le médiateur est indépendant de la justice Même
si la médiation peut
faire l'objet d'un mandat judiciaire (au pénal ou au
familial), l'institution ne définit et ne contrôle
ni ses objectifs spécifiques, ni ses méthodes, ni
les termes de l'issue du litige. La neutralité
inhérente à la pratique de la
médiation apparaît inséparable de
l'indépendance de l'instance qui l'encadre. Elle est rendue
possible par l'absence d'exigences fixées par une quelconque
tutelle et par la valeur que les parties accordent de ce fait
à l'intervention. L'intérêt du travail de la
médiation est de permettre aux parties de se «
réapproprier » leur différend ou leur
histoire et de sortir ainsi de la contrainte légal et morale
de la Ici, nous arrivons à une étape
complémentaire, la notion de confiance. La confiance est
l'élément clé de la maîtrise
de la situation de médiation. Et ici encore, la confiance
que les parties peuvent simultanément faire au
médiateur dépend largement de la
neutralité de son attitude.
Le médiateur n'est pas un juge. L'absence
d'une attitude de jugement quant
à l'histoire et les propos que le médiateur
entend, permettra la mise en confiance et une évolution
positive de l'entretien. Le médiateur sera, à ce
moment, dans une attitude « empathique ».
correspond à une compréhension des
difficultés {voire de la souffrance) d'autrui, sans pour
autant les partager.
Elle se concrétise dans l'attitude des médiateurs
par la démarche d'écoute dépourvue de
prise de position . la non-directivité dans
l'échange Le médiateur s'efforcera de
créer un climat chaleureux et de compréhension.
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